• Le quartier Halles-Tribunal place de Haguenau est délimité au nord par le Fossé du Faux Rempart, créé au XII ème siècle et canalisé au XIX ème siècle.

    Il s’agit d’un bras de l’Ill qui borde le nord de la Grande Ile de Strasbourg sur près de 2 km, commençant au barrage Vauban et rejoignant l’Ill vers le quai St Etienne. Ce bras a été au XII ème siècle bordé de remparts. Au XIII ème siècle, un second rempart est construit au milieu du lit de la rivière, c’est de cette construction que le Fossé tient encore son nom.

  • Dès la fin de la guerre, la vie se réorganise rapidement, déblayage des décombres, construction d’abris provisoires, baraques remplaçant l’école Saint-Jean et le lycée Kléber Saint-Jean détruits par les bombes…. Rapidement aussi, on reconstruit les immeubles détruits.

  • Début 1939, la population strasbourgeoise fut évacuée afin de laisser le champ libre aux armées.

    La guerre, la vraie, celle qui ne dura que de mai à juin, ne laissa que peu de traces dans notre quartier. Dans les maisons évacuées, le gel de l’hiver avait fait éclater quelques conduites d’eau et la destruction à l’explosif du pont de chemin de fer proche de la place de Haguenau avait endommagé quelques toitures et brisé de nombreuses vitres. Pour le reste, les habitants revenant chez eux purent retrouver leurs demeures comme ils les avaient quittées.

  • Le traité de Franckfort, signé le 10 mai 1871, arrache Strasbourg et l’Alsace à la France pour en faire un Reichsland sous le protectorat de la Prusse. Soucieux d’asseoir sa puissance entre Vosges et Rhin, le pouvoir prussien décide de faire de notre ville une grande métropole rhénane.

  • C’est la guerre franco-allemande de 1870 qui fit subir à notre quartier des transformations importantes. Elle marqua le début d’une époque d’expansion et de changements.

    Le conflit montra d’abord que la ville n’était plus protégée par son enceinte. Restées quasi inchangées depuis Vauban, les fortifications ne purent rien contre les canons prussiens qui, postés à plus de cinq kilomètres de la ville, la bombardèrent sans grands risques pour eux.

  • Dès l’époque romaine, le Faubourg de Pierre constitue une voie de communication vers le nord de la ville Argentoratum vers les autres camps militaires situés le long de la frontière du rhin tel Brumath (Brocomagnum).

    Avec le christianisme, la ville épiscopale, perpétuant l’organisation antique, fortifia essentiellement l’enceinte du castrum, l’îlot central. L’évêque se contenta de faire édifier des églises le long des axes principaux ainsi qu’en dehors de la Ville (Ste Hélène, Toussaint…)

  • C’est le 30 septembre 1681 qu’après avoir tenté en vain de préserver ses pivilèges de ville impériale,que Strasbourg dut céder au jeune roi Louis XIV qui, par le traité de Westphalie de 1648, avait intégré l’Alsace au royaume de France. Près d’un mois plus tard, le 28 octobre, le Roi-Soleil faisait ainsi son entrée dans sa nouvelle ville.

  • Pendant plus de deux siècles, les murailles ne changèrent pas, pas plus que le Marais Vert, peu peuplé, qui gardait sa vocation agricole.

    On y trouvait un parc d’artillerie, un champ de tir, ainsi qu’un gibet où furent pendus certains criminels. Jusqu’en 1543, ceux-ci pouvaient, avant de monter à la potence, recevoir les derniers sacrement dans une petite chapelle située à proximité. Parc d’artillerie et champ de tir furent, à la suite d’un accident, l’un remplacé par la maison de l’équarrisseur -qui devint le “Hundshof” ou cour des Chiens-, l’autre transféré hors de la ville à l’emplacement actuel du Parc des Contades.